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L’artiste teste son style et tisse son texte au stylo

La piste reste hostile ; aux prises avec le contexte

Le psalmiste peste sur le fil mais éclipse les prétextes 

Sa liste modeste et futile s’esquisse dans une tête

Triste ou en fête, toujours mobile, favorisant la lettre,

Machiniste alerte et habile qui seul stabilise son être.

 

Une raison qui coule à flots coupe la floraison de mon flow qui n’a qu’une seule saison : le printemps. Emprunte en moi pourtant encore la mémoire du blanc voulant recouvrir toute trace spécifique. Dès lors l’art es(t) alité, s’endort.

Au réveil l’intelligence perçoit à l’horizon de la raison l’oraison funèbre. C’est célèbre, non ? L’outil de l’orfèvre n’est pas l’algèbre ; domaine ou l'artiste tique, bloque. Pourtant l’art rythme mes tics comme un maître hors normes, me montre mes tocs que sa musique contre attaque et bon médoc transforme.

C’est plus l’éthique ; c’est plus dur que du rock qui passe, du métal de base, alors...mon mental d’ vant sa métrique chie dans son froc ou sur cette flaque où l’ monde défèque : le La qu’ emmerdent des amerloc…

 

Certains de dire : « L’art ? La religion me l’interdit ! »

D’autres : « L’art : don préparé par une conscience pour les autres. Partage, communion, fusion. » C’est cochon ! Mais pas jusqu’à la saucisse ; c’est tout d’ même pas si sot, si ? Sauvages, hein?... C’est sûr l’art ça vient des tripes. Quelque part c’est montrer c’ qu’on a dans l’ bide, mais avec distinction s’il vous plaît ! Il ne s’agit pas de vulgairement se gaver jusqu’à recracher ce qu’on a seulement partiellement assimilé. Non ! Ça c’est l’art aux gants ça !... Ça sent l’arnaque ; c’est du déjà servi. L’art sans la niaque mesdames et messieurs ; bon appétit ! Et tant que j’essuie, je vous répète ce qu'on ma dit : je suis pour l’art mais sans larme. Non mais !

Ah !... L’art aux heures creuses cette terre à rides à vide…

L’art : terre bouchée…

Voilà où aujourd’hui va l’art gens de peu de foie !... De quoi en mener large en haut…

 

Le vantard maîtrise l’art du vent

Celui qui vend l’art est un voleur

Pour l’heure l’autre et l’un ne sont que soiffard et beau parleur

Car l’art comme le vent n’ont pas de valeur.

Par ailleurs le dollar et du mot l’art à la douleur prennent part puisque les coups leur parlent...

 

L’art tisse toujours l’étoile

Comme si l’art régnait encore, se hissait sous les lampes

Alors que l’art rampe pour le succès, laisse place aux actrices…

Son âme, comme celle de Lévi attend, se tait sagement avant son temps, et soudainement du gué part, bondit, sauvage, répondant à l’appel de l’instinct divin, naturellement : conscience.

Ce n’est plus l’enfance de l’orphelin qui se console par son rapport aux félins…

 

Ainsi l’artiste qui sort des rangs part s’abriter derrière d’autres remparts, au nez et à la barbe des barbares et autres piliers de bars ; ces potentats bas, reclus dans quelque bocal hier encore enfumé, où l’on toise leur regard que seule une femme à poil fait plier ; et qui au lieu de jouer du mot râlent et noient leur mental pour palier au moral en sous-sol.

 

L’art devient le refuge de l’âme qui refuse l’arme des juges et demeure à l’art mais… en attendant le déluge…

 

La précision d’ mes propos peut paraître impressionnante par sa danse citée ; elle n’est pour moi que l’expression de la profession de foi en la puissance de la parole.

 

D’aucuns disent : « l’art est création ». J’entends : l’arrêt récréation.

L’art est production ; aux mieux la reproduction obsessionnelle du Miracle permanent qu’est la Création à laquelle participe l’humain, ce grand manie-tout.

 

 

 

                                                                                                                                         Février 2008


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