Chercheur d’éternité, déterminé à déterrer une mine d’or au moyen de celle qu’il vient de tailler et qu’il taillera encore…
Tel est le sort de celui qui de lui-même veut sortir, vainqueur, convaincu dès lors de ne plus se sentir battre un cœur vain.
Ses mains, pour ne point les lever vers un ciel incertain, il les appose sur le papier ; préférant donner vie à des propos pleins de perspicacité plutôt qu’implorer une Parole parvenue de temps perdus…Tant pis ! Perte de temps pour perte de temps ; qu’importe ?
Autant se prêter à ce qui paraît important.
Mais alors qu’est-ce qui a le plus de valeur ? Et comment récupérer ce temps sans pour autant être un voleur ?
Celui qui écrit n’a rien d’autre à offrir que sa vanité, qui par ailleurs le fait tant souffrir ; paie-t-il par cette plaie le prix pour s’ouvrir à quelque personne qu’il parviendra peut être à complaire ; sinon du moins partagerons-t-ils l’instant de cette pensée.
Janvier 2008