Les sens satisfaits se lassent et se prélassent dans leur suffisance
Il ne se fait plus de place aux émotions sincères
Un semblant d’amour pour se donner bonne conscience
Quelque sentiment partagé, ou juste une situation
De quoi survivre à la solitude
Et l’on se laisse aller au sexe, sans plus de considération
Mais que reste-t-il de ces expériences ?
Je ne soulève pas ici la morale, seulement la valeur.
A-t-on tiré du plaisir de ce plaisir, réellement ?
Le cœur souhaitait-il le meilleur à l’être chéri, en recevait-il cette si subtile sensation
Ou avait-il seulement soif de jouissance, désabusé et sans espérance ?
22.05.08